Présentation
Le Centre Jacques-Seebacher
© Julie Colas
Une bibliothèque de recherche consacrée au xixe siècle
Le centre de ressources Jacques-Seebacher est consacré à la littérature et à la civilisation du xixe siècle. Il est d’abord un lieu de travail et une bibliothèque de recherche dotée d’un fonds documentaire pluridisciplinaire (littérature, philosophie, histoire, arts, sciences sociales…) regroupant des ouvrages anciens aussi bien que des études critiques et savantes, des thèses et des microfilms (de manuscrits et de journaux du xixe siècle). Ce fonds est consultable sur place ; une partie des ouvrages peuvent être empruntés. Le centre offre également aux chercheurs et aux étudiants la possibilité de se réunir pour des groupes de travail ou des séminaires dans la proximité immédiate de leurs objets d’étude (voir l’agenda en ligne).
Un lieu d’échanges scientifiques
- Un lieu d’échanges entre le 19e siècle et son public, par la richesse des livres et publications qui y sont rassemblés.
- Une bibliothèque ouverte au public 15 heures par semaine.
- Un lieu de sociabilité savante qui accueille des manifestations scientifiques ponctuelles et les activités régulières de plusieurs groupes de travail : groupes de recherche sur Hugo, Balzac, Michelet et Gautier, séminaire sur les Imaginaires de la Révolution française, atelier franco-américain sur le 19e siècle, travaux de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes.
Un centre d’humanités numériques
À partir de sa première spécialité – la littérature, les arts et l’histoire d’un long 19e siècle – le Centre Seebacher a développé des projets en humanités numériques qui ont suscité des échanges d’un autre genre encore.
- Les échanges avec le public prennent aussi la forme de publications numériques : études et ouvrages publiés sur la bibliothèque numérique du site internet, publication des papiers de Michelet sur le site de La Fabrique de la Révolution.
- Les projets menés à bien ont été des travaux collectifs et collaboratifs. La plateforme numérique d’édition de textes Planète est un outil collaboratif créé par le centre Seebacher.
Le fonds des livres anciens
La bibliothèque du xixe siècle compte quelque 4 500 livres anciens – antérieurs à 1914 –, soit plus du quart de son fonds.
Ils proviennent de dons, de legs ou de dépôts (250 ouvrages) faits par des collègues, en fonction de l’utilité de tels livres pour les chercheurs (D. Grojnowski, J.‑M. Hovasse, Fr. Marmande, J. Seebacher, A. Ubersfeld…). La bibliothèque de la Sorbonne, celle de l’ENS de Cachan, ont également mis à la disposition des fondateurs de la bibliothèque une centaine d’ouvrages tirés de leurs surplus. Le lycée Jacques-Decour, anciennement collège Rollin, a déposé une partie de son fonds (près de 2 000 ouvrages).
Le reste du fonds ancien provient d’achats effectués auprès de libraires d’ancien par les membres de l’équipe xixe siècle, Jacques Seebacher et Guy Rosa d’abord, maintenant Sophie Lucet.
La constitution du fonds, œuvre de plusieurs décennies, reflète l’investissement et les choix de chercheurs marquants. Elle témoigne de l’histoire des études dix-neuviémistes entre 1976 et aujourd’hui.
Quant à la nature de ces livres anciens, ce sont :
- beaucoup d’éditions, parfois originales, d’œuvres d’auteurs peu connus, mais importants, indisponibles dans le commerce, tels que Maxime Du Camp, Erckmann-Chatrian, le général Foy, Mgr Frayssinous, L. Veuillot, L. Vitet, A. Karr, J. et X. de Maistre… ; ou d’œuvres méconnues d’auteurs de premier plan (Gautier, Sand, Lamartine, Chateaubriand et Michelet) ;
- des ouvrages de critique – genre dont l’obsolescence est rapide et parfois injustifiée –, toujours précieux, quelle que soit leur qualité, pour caractériser la réception d’un auteur et l’horizon d’attente d’un public : René Doumic, J. Lemaitre, La Harpe, J. Janin, E. Lefranc, quantité de thèses ;
- des ouvrages de sciences humaines, essentiels pour l’histoire des idées et des mentalités : Joseph Droz, Dulaure, Fustel de Coulanges, Joubert, Villemain, Guizot, Tarde, Taine, Collin de Plancy, Legouvé, N. Lemercier, Bergson… ;
- des dictionnaires et ces séries documentaires dont le xixe siècle est grand producteur et consommateur : le dictionnaire de Moreri (principale source de l’érudition hugolienne), L’Art de vérifier les dates de Saint-Allais, l’Encyclopédie de Diderot, le Dictionnaire historique et critique de Bayle, l’Encyclopédie théologique de l’abbé Migne, les dictionnaires d’argot (Lorédan Larchey, Delvau), le Grand Dictionnaire universel de Larousse, évidemment, le Dictionnaire de la conversation, le Dictionnaire géographique portatif de Malte-Brun, le Dictionnaire historique portatif de Ladvocat, le Dictionnaire historique, critique et bibliographique de Chaudon et Delandine, les dictionnaires biographiques (Dezobry, Dantès, Vapereau), bibliographiques (Barbier), les dictionnaires de langue (Napoléon Landais, Lafaye, Guizot, l’Académie), beaucoup d’autres. Plusieurs de ces dictionnaires existent en réédition électronique ; ceux qui l’ont tentée savent que leur consultation sur le web est épuisante et décourageante ;
- un fonds spécialisé de théâtre de la seconde moitié du xixe siècle et des premières années du xxe, formé par Sophie Lucet.
Ces livres sont tous consultables sur place, mais en partie exclus du prêt.
Accéder au catalogue en ligne de la bibliothèque
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La bibliothèque est fermée pour l'été. Rendez-vous le 14 septembre 2026.
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